Matériel de brassage : Le refroidisseur

Le refroidissement est une étape indispensable (sauf pour le no chill) après l’ébullition afin de pouvoir inoculer les levures qui ne supporteraient pas la chaleur. Pour cela il existe plusieurs types de refroidisseurs, tous avec plus ou moins d’inconvénients.

Serpentin à immersion

C’est le type de serpentin le plus simple, il est en général en cuivre ou en acier. Le principe est simple, c’est un serpentin dans lequel on fait circuler de l’eau froide qui est immergé directement dans la bière. Il est d’usage de le faire bouillir dans la bière pendant l’ébullition une dizaine de minutes afin de le désinfecter. Il est possible d’en fabriquer un facilement avec du cuivre recuit. Un des gros inconvénient de cette méthode est le nombre de litres d’eau gaspillés pour refroidir la bière. C’est la méthode que j’utilise mais je compte en changer.

Refroidisseur à contre-courant

Ce type de refroidisseur est plus efficace que le serpentin classique. C’est aussi un serpentin mais le principe de fonctionnement n’est pas tout à fait le même. Dans ce serpentin il y a deux tubes l’un dans l’autre. L’un dans lequel circule la bière et l’autre dans lequel circule l’eau froide dans le sens inverse. On règle en général le débit de la bière moins fort que celui de l’eau. Cette méthode permet de refroidir plus vite et donc de ne gaspiller moins d’eau.

Refroidisseur à plaques

Le refroidisseur à plaques est basé sur le même principe que le contre-courant sauf qu’au lieu de tubes, il s’agit de plaques miniaturisées en cuivre. Il est aussi appelé échangeur de chaleur en plomberie.

La technique du « no chill »

La technique du no chill est une technique qui permet de se passer de refroidissement. Elle consiste à enfermer le moût dans un contenant hermétique alors qu’il est encore chaud et d’attendre qu’il se refroidisse naturellement. Cela permet d’économiser du temps et de l’eau. L’inoculation des levures se fait dans ce cas lendemain, une fois le moût refroidit naturellement. Cette technique comporte néanmoins un risque d’infection plus élevé. Si il reste des micro organismes dans le moût ou le contenant, ils risque de se reproduire avant l’inoculation de la levure. Il y a toujours des micro-organismes mais le but est de les réduire au minimum. Le fait d’inoculer les levures au départ va leurs permettre de prendre le dessus sur ces micro-organismes et les empêcher de trop se développer.